Tchad: des ex-rebelles "prêts" à appliquer l'accord de paix avec N'Djamena
Tchad: des ex-rebelles "prêts" à appliquer l'accord de paix avec N'Djamena
N'DJAMENA, 27 juil 2009 (AFP) - Le chef d'une coalition de trois mouvements armés tchadiens ayant signé la paix avec le gouvernement, Ahmat Hassaballah Soubiane, a été reçu lundi à N'Djamena par le président tchadien auquel il a assuré être "prêt" à appliquer leur accord, a constaté un journaliste de l'AFP.
Cet accord a été paraphé samedi à Tripoli, sous l'égide du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, par le gouvernement tchadien et le Mouvement national (MN), coalition créée en juin dans l'est du Tchad et dont les responsables sont basés à Khartoum.
"Nous sommes venus à N'Djamena à la demande du guide (Kadhafi) pour rassurer le président (Idriss) Deby et le gouvernement que nous sommes prêts pour l'application de l'accord", a déclaré M. Hassaballah Soubiane à l'issue de son audience."Nous sommes disposés, c'est au gouvernement d'être prêt pour la mise en oeuvre de l'accord", a-t-il ajouté, indiquant que sa délégation se rendra mardi à Khartoum "pour discuter avec les uns et les autres pour que cet accord soit un accord global".
Selon des sources officielles tchadienne et libyenne, l'accord entre N'Djamena et le MN prévoit notamment la fin des hostilités, le retour des opposants à la voie démocratique, la réinsertion des jeunes dans l'armée et dans l'administration. Il prévoit aussi que les ex-rebelles soient associés à la gestion des affaires du pays et prévoit la libération des prisonniers de guerre dans un délai de trois mois.
Le MN regroupe le Front pour le salut de la République (FSR, dirigé par Ahmat Hassaballah Soubiane), l'Union des forces pour la démocratie et le développement-Rénovée (UFDD-R, d'Issa Moussa Tamboulet) et le Mouvement national pour le redressement (MNR, de Mahamat Ahmat Hamid).Aucun de ces groupes n'a participé à l'offensive lancée début mai par l'Union des forces de la résistance (UFR), qui regroupe huit importantes factions rebelles tchadiennes. Cette attaque, lancée depuis leurs bases arrière au Soudan voisin, a été repoussée par l'armée tchadienne au terme de combats violents.Dimanche, l'UFR a regretté la signature par N'Djamena d'"accords séparés" et réclamé "une table ronde inclusive" pour mettre fin à la crise au Tchad.
N'DJAMENA, 27 juil 2009 (AFP) - Le chef d'une coalition de trois mouvements armés tchadiens ayant signé la paix avec le gouvernement, Ahmat Hassaballah Soubiane, a été reçu lundi à N'Djamena par le président tchadien auquel il a assuré être "prêt" à appliquer leur accord, a constaté un journaliste de l'AFP.Cet accord a été paraphé samedi à Tripoli, sous l'égide du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, par le gouvernement tchadien et le Mouvement national (MN), coalition créée en juin dans l'est du Tchad et dont les responsables sont basés à Khartoum.
"Nous sommes venus à N'Djamena à la demande du guide (Kadhafi) pour rassurer le président (Idriss) Deby et le gouvernement que nous sommes prêts pour l'application de l'accord", a déclaré M. Hassaballah Soubiane à l'issue de son audience."Nous sommes disposés, c'est au gouvernement d'être prêt pour la mise en oeuvre de l'accord", a-t-il ajouté, indiquant que sa délégation se rendra mardi à Khartoum "pour discuter avec les uns et les autres pour que cet accord soit un accord global".
Selon des sources officielles tchadienne et libyenne, l'accord entre N'Djamena et le MN prévoit notamment la fin des hostilités, le retour des opposants à la voie démocratique, la réinsertion des jeunes dans l'armée et dans l'administration. Il prévoit aussi que les ex-rebelles soient associés à la gestion des affaires du pays et prévoit la libération des prisonniers de guerre dans un délai de trois mois.
Le MN regroupe le Front pour le salut de la République (FSR, dirigé par Ahmat Hassaballah Soubiane), l'Union des forces pour la démocratie et le développement-Rénovée (UFDD-R, d'Issa Moussa Tamboulet) et le Mouvement national pour le redressement (MNR, de Mahamat Ahmat Hamid).Aucun de ces groupes n'a participé à l'offensive lancée début mai par l'Union des forces de la résistance (UFR), qui regroupe huit importantes factions rebelles tchadiennes. Cette attaque, lancée depuis leurs bases arrière au Soudan voisin, a été repoussée par l'armée tchadienne au terme de combats violents.Dimanche, l'UFR a regretté la signature par N'Djamena d'"accords séparés" et réclamé "une table ronde inclusive" pour mettre fin à la crise au Tchad.
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