Calme précaire à l'est du Tchad

Publié le par Abouchanab Djahanouf Al-djihémane


Alors que le Tchad et le Soudan viennent de signer un nouvel accord de réconciliation à Doha, le situation dans l'est du Tchad reste tendue. Depuis le bombardement par les hélicoptères tchadiens des positions de la rébellion tchadienne dans la région de Modeïna dans la nuit de vendredi à samedi, les spéculations vont bon train. Les rebelles se sont-ils finalement décidés à traverser la frontière pour de bon ? Après la signature de l'accord, les autorités soudanaises les ont-elles opportunément chassé de leur territoire ? Pour ajouter à la confusion, les chefs de la rébellion restent injoignables. Seul l'infatiguable Koulamallah proteste auprès de qui veut l'entendre du survol des avions militaires français, appelant Paris à une "stricte neutralité". Un voeux pieux. La présence d'un unique véhicule rebelle à Abéché a provoqué un vent de panique ce week-end à Abéché. Ban Ki Moon s'était dit lui-même inquiet dimanche des mouvements de troupes à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

Pourtant, selon les termes de l'accord de Doha, le Tchad et le Soudan se sont engagés à appliquer "effectivement" toutes les dispositions des multiples accords antérieurs signés à Tripoli, Khartoum, Riyad ou encore Darkar. Comme à l'accoutumée, les deux pays se sont engagés à ne pas soutenir leurs rébellions respectives et à déployer des observateurs et une force de protection conjointe à la frontière. Cet accord évoque même la perspective d'une énième rencontre des deux chefs d'Etat à Tripoli. Entre Béchir et Deby, on ne compte plus les poignées de main qui n'étaient que des préludes aux combats par rébellion interposée, le MJE ou l'UFR qu'ils se sont engagés à ne plus soutenir. 

Pendant ce temps, la Minurcat continue de se déployer. Les gendarmes et policiers tchadiens chargés de protéger pour le compte de l'ONU les camps de réfugiés sont presque tous à leurs postes. En revanche, la branche armée de la Mission des Nations-Unies au Tchad peine à trouver ses marques. A peine la moitié des effectifs sont arrivés et manquent cruellement de moyens logistiques.

 

Source: La voix du Tchad

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article